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Rien n'est vrai.

Rien n'est vrai.
Je décide pour ce soir d'arrêter mes provocations habiles, de cesser d'être arrogant (avec beaucoup de soin), de telle sorte que retomber sur quelque chose d'agréable était toujours évident. Cela me permettait de me donner l'illusion de faire tomber les masques; je n'aime pas lorsque les gens se parent d'artifices pour cacher leur médiocrité. Mais il faut aussi compter avec les apparences, car finalement, peut être sont elles la réalité.

Hier, la fille de l'antépénultième article, celle que j'aime, m'a quitté alors que, pourtant, nous n'avions jamais rien partagé. Peu importe. Elle m'a simplement dit que je suis certainement invivable car totalement imprévisible, que de toute façon elle en aime un autre, ce n'est pas la peine d'insister, puis après ce qui me parait être une éternité, elle rajoute que je ne devrais pas avoir trop de mal pour trouver quelqu'un, quelqu'un de très bien, une personne de grande valeur, tout comme toi, je veux dire, me dit elle. Elle me sourit, puis me jette clin d'½il, avant que je lui dise, très laconiquement et extrêmement sur de moi: Je sais.
Ensuite, tout n'est que etc etc etc, mais il en ressort: que j'ai été plus ou moins triste pendant 5 minutes, que j'ai écouté "Space and the woods" durant le trajet du retour, à pied, qui me prend exactement 4 minutes donc, qu'après 2 verres de whisky, tout était parfaitement oublié.

Plus tard. Un homme d'une trentaine d'années peut être, plus ou moins bien habillé, mis à part les chaussures, horribles, s'assied en face de moi et ne cesse de me jeter des regards pendant les 5 minutes qui suivent. Je le regarde à mon tour, il pense qu'il s'agit d'un quelconque signal, il entame alors la conversation, mais en moins de 10 secondes je lui balance un "casse toi sale con" avec une telle véhémence qu'il est contraint de sortir du métro dès la prochaine station. Je repense à cela tout en discutant avec cette fille que je viens de rencontrer, je lui ai d'abord dit que je m'appelais Ted, Ted Bundy, et qu'elle ne risquait pas de finir vivante ce soir. Elle a alors ri aux éclats, puis n'a cessé de me harceler pour savoir qui est ce Ted Bungy, Bunby, ne sachant déjà plus de qui il s'agit, en fait. Je suis trop défoncé pour tenir une conversation/ la séduire, alors j'acquiesce à tout ce qu'elle dit, mais elle le remarque très rapidement, ce qui, je crois, la met dans un état de nervosité aigu.

Je suis maintenant à moitié nu, elle l'est totalement, je l'embrasse, puis me recule, pour mieux la regarder dans les yeux. L'espace d'un instant, je vois une sorte de panique mêlée à de l'incompréhension et surtout beaucoup de désir dans ses yeux. "Seaside Rock" en sourdine. "Play". Nous pouvons terminer/commencer.

# Posté le lundi 24 novembre 2008 07:06

Modifié le vendredi 05 décembre 2008 05:59

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